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Voûte à nervures curvilignes de la "salle des armes" du château d'Albrechtsbourg, à Meissen (région de Saxe, Allemagne).

Late Gothic Vaults

  De nouvelles perspectives sur les techniques de construction des grandes voûtes gothiques apportent des clés pour les restaurateurs du futur.

 

   "Bien des chercheurs sont restés perplexes quand il a fallu expliquer comment les architectes médiévaux sont parvenus à communiquer leurs projets incroyablement complexes pour la construction de certaines des plus belles voûtes gothiques d’Europe."

    (https://cordis.europa.eu)

Ce projet franco-allemand, financé par l'UE (programme CORDIS) de 2012 à 2017, impliquant des institutions aussi prestigieuses que l'Oeuvre Notre-Dame de Strasbourg et l'Université de Dresde (Prof. D. Wendland) a permis de comprendre plus précisément le passage du tracé à la construction, à partir des possibilités nouvelles qu'offre la rétro-ingéniérie... et de développer de nouvelles approches concernant la "société médiévale de la connaissance", les processus de création des formes à partir des techniques du Moyen-Age, notamment le traçage au sol de l'épure, héritage entre autres des Compagnons Tailleurs de Pierre : "Une des techniques utilisées dans le cadre de ce projet a été la construction à l’Université de Dresde d’une large surface plâtrée (10 x 15 mètres), qui a ensuite été travaillée comme une «surface de traçage». Le traçage au sol était une technique classique utilisée à l’époque, et les chercheurs étaient enthousiastes à l’idée de répliquer ce procédé, en utilisant uniquement des équerres, des compas et des règles.
  Retracer le processus -   En utilisant le traçage au sol et les instruments qu’auraient employés les maçons de l’époque, l’équipe a retracé le modèle de la voûte de Meissen. «Représenter un modèle en trois dimensions sur une surface plane a été un véritable défi», explique le Dr Wendland. Une fois l’esquisse tracée dans le plâtre, les chercheurs ont comparé le modèle avec les dimensions découvertes via leurs relevés de la voûte originelle. Des gabarits en cuivre, mentionnés dans certaines descriptions manuscrites de l’ouvrage, ont été utilisés pour transformer les dessins plats en pierres sculptées en trois dimensions. «Nous avons testé notre théorie en utilisant des blocs de ciment, dans la mesure où ils sont faciles à sculpter et pouvaient nous permettre de réaliser des essais rapides», explique-t-il encore. En fin de compte, leur système s’est avéré fonctionnel, et les travaux sont passés assez rapidement à l’usage de pierres de qualité
." (https://cordis.europa.eu)